TEAF Light
TEAF Light pour une entreprise qui démarre : un processus, une boucle, un objectif
Ce que le principe 1-1-1 donne concrètement à une structure de une à dix personnes : la boucle minimale, les quatre statuts de connaissance appliqués à une TPE, et le premier Living ADR.
On associe spontanément l'architecture d'entreprise aux grandes organisations : référentiels, comités, cartographies de plusieurs centaines d'applications. C'est une erreur de perspective. Une entreprise de trois personnes prend exactement les mêmes décisions structurantes qu'un groupe — où vit la donnée, ce qu'elle externalise, ce qu'elle refuse d'automatiser — simplement plus vite, et sans les écrire. TEAF Light existe pour cette situation : le minimum viable pour que ces décisions laissent une trace exploitable.
Le principe 1-1-1
Un processus. Une boucle. Un objectif mesurable. Pas deux, pas sept.
- Un processus : celui qui porte la valeur et qui fait mal aujourd'hui. Pour une activité de services, c'est souvent « de la demande entrante à la facture encaissée ». Pour une activité de production, « de la commande à la livraison conforme ».
- Une boucle : Intention → Capacité → Connaissance → Décision → Automatisation → Exécution → Observation → Apprentissage. Appliquée à un seul processus, elle se parcourt en quelques semaines, pas en un an.
- Un objectif mesurable : un chiffre que l'on sait relever sans projet d'instrumentation — délai moyen de réponse, taux de devis transformés, jours entre livraison et facturation.
Le détail du principe est développé dans TEAF Light et le principe 1-1-1.
Pourquoi une boucle plutôt qu'un plan
Un plan suppose que l'on sait. Une entreprise qui démarre ne sait pas encore : son offre bouge, son client type se précise au fil des refus, son modèle se corrige. Une boucle courte produit de la connaissance là où un plan produit du retard. C'est ce que la boucle TEAF, composant par composant décrit dans le détail — et le gain est le plus net précisément quand l'incertitude est la plus forte, c'est-à-dire la première année.
Les quatre statuts, appliqués à une petite structure
TEAF distingue ce qui est déclaré, observé, inféré et validé. Cette distinction paraît bureaucratique jusqu'au jour où elle évite une décision coûteuse. Dans une TPE, elle se lit ainsi :
- Déclaré : « nos clients viennent du bouche-à-oreille ». C'est ce que dit le fondateur.
- Observé : sur les douze dernières affaires, neuf viennent d'une recommandation, trois d'une recherche en ligne. C'est ce que montrent les données.
- Inféré : « donc investir dans le site n'est pas prioritaire ». C'est une hypothèse, pas un fait.
- Validé : l'hypothèse a été testée sur un trimestre, avec un critère fixé à l'avance.
La plupart des décisions coûteuses du démarrage sont des inférés traités comme des validés.
Le premier Living ADR
Un Living ADR est une décision écrite qui porte sa propre date de péremption : contexte, options, choix, conséquences, et le signal qui obligera à la rouvrir. Pour une entreprise qui démarre, trois suffisent : où vivent les données et qui les détient, ce qui reste réversible, ce qu'on refuse d'automatiser cette année. Ces trois pages évitent la discussion qui revient tous les six mois et le choix contredit sans que personne s'en aperçoive — le mécanisme est détaillé dans le Living ADR.
Ce que cela évite concrètement
La reprise complète du système d'information au premier palier de croissance. Le motif est presque toujours le même : des outils achetés avant les capacités, une donnée sans endroit qui fasse foi, et des décisions non tracées. La mise en œuvre pratique est décrite côté exécution : construire une architecture qui n'a pas à être refaite, puis le socle technique et la répartition de la capacité. Les gabarits TEAF Light sont publiés sous licence MIT : une structure peut les reprendre sans rien demander à personne. Et pour cinq entreprises en création, cette boucle est posée avec elles dans le programme 5 Founders, jusqu’au 2 avril 2027.
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